Le coworking parisien, un phénomène plus en marche que jamais

Le coworking parisien, un phénomène plus en marche que jamais
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Les espaces de coworking se multiplient, de plus en plus généreux et dans les quartiers d’affaires parisiens. Face à ce relais de croissance, de nouvelles offres, provenant d’investisseurs institutionnels, se font jour.

Le coworking, un phénomène en forte croissance

Au début de la décennie, le coworking était un terme méconnu, venu d’Outre-Atlantique. On y voyait du travail dans des locaux en commun réservé à des professions « bobo » ou à des start-up. Sept ans plus tard, ce phénomène s’étend à bien d’autres professions. Même les cabinets d’avocats y adhèrent. Une étude menée par Arthur Loyd dresse un panorama de cette offre de travail partagé à Paris et en Île-de-France. Avec une augmentation de 34 % des travailleurs indépendants en 8 ans, le nombre d’espaces de coworking  s’est multiplié. Il est passé de 20 en 2012 à 165 au premier semestre 2017 avec une projection de 177 en fin d’année.

Un système capable de répondre à la flexibilité des entreprises

La nette progression du coworking s’accompagne aussi d’espaces grandissants. Contrairement aux premières années du mouvement d’expansion où les surfaces étaient plus souvent comprises entre 100 et 2 000 m², il s’avère que les espaces de plus de 2 000 m² ont représenté 72 % des ouvertures. La géographie du marché parisien évolue également : la « Sylicon Sentier » se développe fortement dans le centre et l’Est parisien où fourmillent les acteurs de la « French Tech » au travers des petites surfaces. Mais c’est dans des quartiers d’affaires plus établis comme le Paris QCA, La Défense, la gare de Lyon, Boulogne, Issy-les-Moulineaux… que sont recherchées les plus grandes tailles d’espaces, au-delà parfois de 2000 m².

Le marché du coworking part à la conquète des quartiers d’affaires plus matures et reconnus auprès des acteurs habituels du marché des bureaux. Le coworking permet par ailleurs aux entreprises de tester l’impact sur leur fonctionnement des nouveaux modes de travail avant d’en généraliser le déploiement dans leurs travaux  à travers le corpoworking »

Pierre-Antoine Matrand, directeur de l’agence Ile de France, Arthur Loyd.

Un marché avec des coûts divers

Il existe, toujours selon l’étude, deux typologies d’opérateurs de coworking jusqu’alors occupant l’espace de façon équilibrée. D’une part, ceux qui commandent un espace de travail et de l’autre, ceux qui en occupent plusieurs. Ces derniers représentent, au niveau des surfaces, 3/4 des espaces de coworking franciliens. Du côté des coûts de loyer de l’espace de travail partagé, la différence est notable selon le niveau de l’acteur :

  • 401 €/ mois pour les espaces à implantation unique.
  • 493€ /mois pour les sites à implantations multiples, notamment situés dans des quartiers d’affaires reconnus et, par ricochet, plus onéreux.

Le coworking en chiffres-clés

  • 70 000 m² ouverts en 2017, autant qu’en 5 ans.
  • Des surfaces supérieures à 2 000 m².
  • Des ouvertures dans le QCA.