4,4 milliards d’euros investis en bureaux, du jamais vu en Île-de-France !

4,4 milliards d’euros investis en bureaux, du jamais vu en Île-de-France !
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L’investissement dans les bureaux, en Île-de-France, bat des records, dopé notamment par deux méga-deals. Le Quartier Central des Affaires mène le jeu suivi par la Défense et les investisseurs demeurent majoritairement français, ce qui minimise les effets du Brexit.

Après un premier trimestre 2016 timide, l’investissement a repris des couleurs au cours des trois derniers mois avec des transactions atteignant 4,4 milliards d’€.

Le retour des grandes transactions de bureaux a dopé le marché

Les grandes transactions, d’un montant supérieur à 100 millions d’€, ont animé le marché au second trimestre. On en compte dix, dont deux d’un montant supérieur à 400 millions d'€ :

  • La Tour First à La Défense : 800 millions d’€.
  • « 65 Champs Elysées » : 490 millions d’€.

Bon à savoir

Les petites et moyennes transactions ne sont pas en reste et affichent de belles performances avec 50 opérations inférieures à 50 millions d’€ et 20 comprises entre 50 et 100 millions d’€.

Une répartition géographique équilibrée en Île-de-France 

JLL, spécialiste de l'immobilier d’entreprise, souligne une répartition équilibrée des investissements. La hiérarchie des quartiers ne change pas et trois secteurs se partagent l’essentiel du marché :

  • Le Quartier Central des Affaires (QCA) : 1,4 milliard d’€ investis.
  • La Défense : plus d’1 milliard d’€ investis.
  • Le Croissant Ouest : 1,1 milliard d’€ investis.

Le marché francilien reste dominé par les investisseurs français

Les investisseurs français, principalement des banques, assurances et SCPI, sont à l’origine de plus de 80 % des investissements et de la quasi-totalité des opérations supérieures à 100 millions d’€. Le taux de rendement prime se contracte de 0,25 %, excepté dans le QCA où il demeure stable. Sur La Défense, le taux évolue entre 4,5 et 5 %, ce qui reste supérieur aux autres placements.

Quelle attitude des investisseurs après le Brexit ?

La collecte record des capitaux enregistrée en 2015 et les importantes liquidités disponibles sur le marché laissent augurer d’un bon second semestre 2016 permettant d’atteindre, sur l’année, un volume de 15 milliards d'€. Pour atteindre ce chiffre, deux comportements sont mis en avant :

  1. La prudence : la recherche d’un actif « Core » dans un marché établi peut être privilégiée.
  2. La recherche d’une prime de risque : suite au Brexit, la prime de risque devrait augmenter pour les produits « value-add ».

Bon à savoir

Tous segments confondus, le nombre de transactions est en progression : 137 contre 110 au premier semestre 2015. Des résultats qui n’ont pas été observés depuis le premier semestre 2007.

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