Île-de-France : frilosité des investisseurs dans l'immobilier au 1er trimestre 2016

Île-de-France : frilosité des investisseurs dans l'immobilier au 1er trimestre 2016
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Le segment de l’investissement, en Île-de-France, dans les bureaux et l'immobilier d’entreprise démarre très calmement faute de grandes transactions. Mais d’importantes négociations en cours devraient se conclure dans les prochains mois.

Le second semestre de l’année 2015 restera dans les annales de l’investissement : pas de méga deal à un milliard d’euros mais de nombreuses transactions entre 100 et 200 millions d’euros qui ont permis de clore en beauté. Le 1er trimestre 2016 ne poursuit pas ce mouvement : 1,8 milliard d’euros ont été investis en Île-de-France, soit moitié moins qu’en 2015 à la même période.

Bon à savoir

Il y a eu moitié moins d'investissement au 1er trimestre 2016 qu'à la même période en 2015.

Des capitaux abondants à placer dans un marché mature de bureaux

Le marché mature et diversifié de Paris et de sa région intéresse les investisseurs français et étrangers qui disposent d’importants capitaux à placer dans des valeurs sûres, d’autant plus que la Bourse affiche des performances cahotiques. En immobilier d’entreprise, sur une décennie, les performances restent très honorables. Et même si le rendement « prime » reste stable à 3,25 % dans Paris QCA, la valorisation du bien ne cesse de progresser.

Des « signatures sous promesse » en Île-de-France

Si les investissements de plus de 100 millions d’euros ont fait défaut au 1er trimestre avec trois opérations seulement contre 13 l’an dernier à époque comparable, les investisseurs ne sont pas pour autant inactifs. Plusieurs opérations sont sous promesse, comme la tour « First » à la Défense, « So Ouest » à Levallois ou « Be Issy » à Issy-les-Moulineaux représentant entre 2 et 3 milliards.

La volonté de faire des investisseurs reste intacte et les capitaux à placer sont abondants. Par ailleurs, comme l’atteste l’important pipeline de nouvelles négociations, pour certaines sur des volumes unitaires élevés, l’activité va fortement s’accélérer dans les mois à venir ».

Nicolas Verdillon, directeur Capital Markets CBRE

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