La location de bureaux en région a le vent en poupe

Le pont levant Chaban-Delmas symbolise le réveil de Bordeaux qui rejoint le club des métropoles où la demande locative de bureaux dépasse les 100 000 m². © Fotolia
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Avec 1 440 000 m² loués en 2015, le marché de bureaux affiche une belle performance sur le segment du neuf et des grandes surfaces. Lyon, Lille, Aix-Marseille tirent leur épingle du jeu.

Le marché locatif régional a repris de vives couleurs en 2015 dans la plupart des grandes métropoles. Avec 1 440 000 m² placés, le marché enregistre une augmentation de 9 % par rapport à l’année précédente et par rapport à sa moyenne décennale.

Les grandes tendances du marché locatif de bureaux

  • Le poids élevé des comptes propres et clé-en-main locatifs. Leur volume s’élève à 373 000 m², en hausse de 63 % par rapport à 2014. Ces opérations représentent plus de la moitié des transactions dans le neuf notamment dans les surfaces supérieures à 5 000 m².
  • La location de très grandes surfaces, supérieures à 5 000 m², est en hausse de 24 % par rapport à  2014. En revanche, les petites et moyennes surfaces ne représentent plus que 48 % des volumes placés contre 60 % en moyenne les années précédentes.
  • Deux secteurs économiques  moteurs : l’industrie (34 %) et le secteur public (23 %) portés par les regroupements des équipes et la rationalisation des coûts.
  • Des loyers « prime » stables : de 280/300 €/m²/an à Lyon en passant par 220/240 €/m²/an à Lille, Bordeaux ou Toulouse pour arriver à 182 €/m²/an à Nantes.

6 métropoles dépassent les 100 000 m² loués

La plupart des grandes métropoles ont profité à fond de la reprise du marché des bureaux, excepté Toulouse, faute de grandes transactions dans l’aéronautique.

  • 1. Lyon : 273 000 m²

Après un début d’année cahotique, le marché s’est rattrapé au dernier trimestre avec quelques grandes transactions : 12 opérations de plus de 5 000 m² pèsent pour 105 000 m², soit près de 40 % du volume.

  • 2. Lille : 172 000 m²

Le marché garde sa seconde place mais affiche une activité stable, faute d’offre neuve bien placée conduisant les utilisateurs à reporter leurs projets à 2017 ou 2018 avec la livraison de nouveaux programmes.

  • 3. Aix-Marseille : 143 000 m²

Le marché complémentaire de ces deux villes leur permet de se hisser à la troisième place du podium. Le marché d’Aix a enregistré une performance historique avec 70 000 m² placés. A l’inverse, faute de grandes transactions, Marseille, avec 73 000 m², est en repli de 18 %.

  • 4. Toulouse : 116 000 m²

La ville rose se retrouve en quatrième position des marchés régionaux mais avec 17 % de moins qu’en 2014. Ce résultat est dû à une baisse significative des transactions supérieures à 1 000 m² imputable à l’absence de demande du secteur aéronautique.

  • 5. Nantes : 111 200 m²

La belle réussite, avec une progression de 27 % par rapport à l’année précédente, provient de la forte augmentation des opérations en comptes propres, à hauteur de 27 %.

  • 6. Bordeaux : 110 000 m²

La capitale de l’Aquitaine  revient dans le club des villes où la demande placée est supérieure à 100 000 m². Sa liaison TGV en 2017 la mettant à 2h de Paris favorise la demande en immobilier d’entreprise.

Outre une demande soutenue et une conjoncture économique favorable en 2016, il faudrait trois ingrédients supplémentaires pour que le marché reste à un bon niveau cette année. Que les prix restent mesurés dans le neuf, que les bailleurs offrent plus de flexibilité sur les baux et qu'ils mettent tout en œuvre pour adapter l’offre aux utilisateurs ».

Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction en charge des régions.

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