La part du volume investi par les SCPI de bureaux à l'étranger a triplé en quatre ans

La part du volume investi par les SCPI de bureaux à l'étranger a triplé en quatre ans

Face à une collecte qui atteint les 5,56 Mds € en 2016 et un effritement des rendements en France, les SCPI diversifient leur placement et n’hésitent plus à investir dans des bureaux hors de France tout en restant en Europe.

En France, les SCPI de bureaux connaissent un effritement des rendements

Les fonds d’investissements étrangers sont présents en France depuis longtemps : britanniques, américains, asiatiques, qataris… mais aussi allemands et néerlandais depuis deux décennies. Longtemps, les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont placé leur collecte dans des immeubles de bureaux franciliens, lyonnais ou lillois, de petites et moyennes tailles. Mais l’engouement envers les SCPI, face à un marché des valeurs mobilières au rendement fade, a engendré une collecte phénoménale qu’il faut placer dans des actifs de taille plus conséquente.

Bon à savoir

On compte 5,56 Mds € pour la collecte des SCPI en 2016 dont 3,1 Mds € pour les SCPI bureaux.

Un mouvement qui pousse les SCPI françaises à investir hors de France

Le marché français s’est resserré avec l’arrivée des fonds étrangers mondiaux qui investissent dans Paris, dans le QCA ou à La Défense sur des immeubles neufs ou restructurés Grade A et la baisse du taux de rendement qui découle de ces investissements sans risque particulier, les actifs étant Core ou Core +. Ce mouvement a conduit les SCPI françaises les plus importantes à investir hors de France, mais dans un environnement sécurisé comme l’Allemagne, l’Espagne ou les Pays Bas où les valeurs sont également nettement moins importantes qu’à Paris. Selon Savills, la proportion du volume investi par les SCPI hors de France a triplé en quatre ans, passant de 14 % à 36 %. Reste que les rendements offerts risquent de diminuer aussi avec l’afflux des investisseurs et les SCPI devront aller voir aux USA ou au Canada. Sans oublier qu’un retour des valeurs mobilières, exemptées d’ISF, peut se produire, entrainant à nouveau une hausse de leur rendement.

À l’étranger, les SCPI françaises recherchent des immeubles de qualité. Elles ne peuvent par concourir pour les immeubles « trophées » mais ne veulent pas non plus prendre des risques, en particulier sur de nouveaux marchés »

Tristam Larder de Savills Investissement.