Les bureaux franciliens séduisent toujours les investisseurs

Les bureaux franciliens séduisent toujours les investisseurs
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L’appétit des investisseurs pour les bureaux franciliens devrait se confirmer en 2016 et se situer dans la lignée de l’année 2015, avec près de 16 milliards investis dans les bureaux. Les fondamentaux régionaux attirent les entreprises françaises et internationales.

L'immobilier d’entreprise en Île-de-France se porte bien

Avec 18, 1 milliards d’euros investis en Île-de-France en immobilier d’entreprise tout secteur confondu (bureaux, commerces, logistique), l’année 2015 enregistre pour la troisième année consécutive un très bon résultat, en progression de 8 % par rapport à 2014. Avec, pour fait marquant, moins de méga-deals et donc davantage de transactions d'un montant unitaire plus faible. Les principaux chiffres clés :

  • 18,1 milliards d’euros investis en Ile de France (+ 8 %)
  • 16 milliards d’euros (87 %) l’ont été en bureaux
  • 11, 6 milliards d’euros ont été acquis par des français (64 % contre 57 % n 2014)
  • 6,5 milliards d’euros placés par des fonds étrangers

Le marché immobilier francilien, premier parc immobilier d’Europe, offre aux investisseurs des fondamentaux solides leur permettant d’envisager des acquisitions à long terme : transparence, maturité, liquidité. Et le développement du Grand Paris va encore générer de nouvelles opportunités d’investissement ».

Stefan von Barczy, directeur du département d’investissement JLL

Les points forts du marché de bureaux franciliens

L’appétence des investisseurs pour le marché de Paris intramuros et de sa région résulte de divers facteurs propres à la région mais aussi à l’économie française :

  • La profondeur du marché locatif avec 2,1 millions de m² loués en 2015 disséminés entre Paris Quartier Central des Affaires (QCA), Paris, le Croissant Ouest avec La Défense, Boulogne, Levallois, Issy-les-Moulineaux…et la Première couronne.
  • Un taux de vacance de 7,3 %, l’un des plus bas d’Europe.
  • Un risque locatif peu élevé sur un immeuble neuf ou restructuré dans un marché où les surfaces de Grade A font défaut.
  • Un potentiel de création de valeur élevé. Les loyers sont encore en bas de cycle, contrairement à Londres où ils ont enclenché leur hausse.
  • Une prime de risque plus attractive qu’à Londres. Le taux de rendement « prime » est à 3,5 % sur les deux marchés. Mais en France, l’OAT est à 0,50 % quand son équivalent londonien avoisine les 1,5 %.
  • Un taux de rendement attractif par rapport aux placements obligataires.

Bon à savoir

Une étude réalisée par Knight Frank révèle que les investisseurs franciliens sont majoritairement français,(64 %), institutionnels qui achètent pour leur compte ou pour des fonds immobiliers (SCI, SCPI, OPCI). Les fonds d’origine étrangère ont été marginalisés,(36 %), même si quelques transactions importantes ont été réalisées par des fonds moyens orientaux, asiatiques ou anglo-saxons.

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