Les tours Duo dopent la performance des grandes surfaces de bureaux !

Les tours Duo dopent la performance des grandes surfaces de bureaux !
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Avec 424 900 m² de grandes surfaces de bureaux commercialisées au premier semestre 2017, l’année a démarré en fanfare avec les 90 000 m² loués par Natixis. Quelques belles transactions de 10 000 à 25 000 m² ont aussi animé le marché francilien. 

« La » transaction de la décennie en immobilier de bureaux

Situés sur la Zac Rive Gauche (13e), les tours « Duo », de 180 et 122 m, réalisées l’architecte Jean Nouvel, ont pour investisseur Ivanhöe Cambridge, filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Les 90 000 m² de bureaux ont été intégralement loués par Natixis (groupe BPCE). Les tours, livrables en 2021, vont également offrir un hôtel 4*, un restaurant-bar panoramique, un auditorium, des commerces, un jardin…

Cette transaction exceptionnelle illustre l’appétence des utilisateurs pour les surfaces neuves et une accélération de leur prise de décision les menant à se positionner très en amont de la livraison des immeubles ».

Magali Marton, directrice des Etudes Cushman & Wakefield

Le segment de 10 000 / 25 000 m² mène le jeu en Île-de-France

Les grandes surfaces de bureaux concentrent la plus forte activité du marché en termes de volume traité (+ 41 % du volume total), avec 174 000 m² au premier semestre, soit une progression de 11 % en un an. Parmi les plus belles prises à bail :

  • Groupama, locataire de 18 000, 14 000 et 11 500 m² à Nanterre.
  • Cap Gemini, locataire de 33 520 m² à Issy-les-Moulineaux.
  • Conseil régional d’Ile de France, locataire de 33 000 m² à Saint-Ouen.
  • Gide Loyrette Nouel (cabinet d’avocats), locataire de 18 000 m² à Paris 8e.

A contrario, les surfaces de 25 000 à 50 000 m² sont en chute libre à 66 200 m², soit – 37 %. Les surfaces de 5 000 à 10 000 m², généralement très demandées, sont également en repli en nombre et en volume, se situant à 94 900 m², soit -8 %. Cependant, compte tenu des négociations en cours, ce mouvement devrait reprendre au second semestre.

Bon à savoir

Les immeubles de première main représentent 64 % des commercialisations du premier semestre, les bureaux neufs ou restructurés ayant la préférence des grands utilisateurs. Ceux-ci se positionnent très en amont de la livraison pour sécuriser leur future implantation.

Le Croissant Ouest séduit à nouveau, Paris résiste

Le Croissant Ouest fait un retour en force et gomme ainsi sa mauvaise performance de 2016. Ce secteur compte 10 des 28 transactions du premier semestre, soit 140 300 m². Un succès imputable au déménagement de Groupama sur 3 immeubles à Nanterre, en Péri Défense, mais aussi à Cap Gemini à Issy-les-Moulineaux ou le groupe Amaury à Boulogne, dans la boucle Sud. Paris attire toujours avec 156 700 m² tant sur le QCA que dans le sud ou le nord de la capitale. La Défense revient à des volumes traités plus faibles avec 3 transactions totalisant 39 600 m². Avec près de 66 000 m² placés, la dynamique du marché en Première Couronne reste hésitante, exception faite de la transaction du Conseil régional d’Ile de France sur plus de 30 000 m² à Saint-Ouen.

Bon à savoir

Alors qu’en 2016, les déménagements simples avaient été les plus nombreux, ce sont les regroupements qui dominent cette année. Une tendance qui s’inscrit dans une logique d’optimisation des coûts mais plus encore par la recherche de nouvelles synergies entre les différentes filiales ou lignes de métiers.

L’écart des loyers se creuse entre Paris et la périphérie

Selon l’étude Cushman & Wakefield, même si les transactions ont baissé au premier semestre, l’attractivité du marché parisien reste intacte et les loyers poursuivent leur ascension notamment dans le QCA où la moyenne des loyers pour les meilleurs immeubles et les meilleurs emplacements dépasse les 700 €/m²/an . Hors QCA, Paris Centre Ouest, Sud et Est, les valeurs oscillent entre 530 et 600 €/m/an. Dans le Nord de la capitale, elles restent en deçà des 400 €/m²/an. En première couronne, les loyers peuvent descendre en dessous des 200 €/m²/an.

Bon à savoir

La valeur médiane des transactions de plus de 5 000 m² s’établit à 460 €/m²/an, en retrait d’une année sur l’autre car le marché est moins centré sur la capitale. La plupart des locations se font entre  350 et 520 e/m²/an. Les mesures d’accompagnement, selon Immostat, se situent encore à 23 %.