Louer un bureau dans un gratte ciel : Hong-Kong est 5 fois plus chère que Paris !

Louer un bureau dans un gratte ciel : Hong-Kong est 5 fois plus chère que Paris !
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Les gratte-ciel de plus de 30 étages poussent dans toutes les capitales de la planète et font la course à la verticalité. Hong-Kong occupe la première place du podium mondial et Londres celle du podium européen. Paris arrive en 12e position, attendant « l’effet  Waouh » !

Hong Kong, les bureaux les plus chers du monde à 2 860/m²/an !

Sans surprise, Hong Kong arrive en tête du podium mondial. Sa forêt de tours sur la surprenante baie de Kowloon font de cette place internationale, rentrée dans le giron de la Chine en 1997, une capitale mondiale bien à part mais bien ancrée où grouillent le business comme les tours. Les loyers continuent d’ailleurs de progresser, même modérément, de l’ordre de 1,10 %. Entre Hong Kong et New York, les loyers des tours chutent de 1 300 €/m²/an, New York se positionnant à 1 522 €/m²/an, en hausse de 1,80 % sur six mois. Tokyo talonne de près New York à 1 313 €/m²/an suivie par San Francisco à 1 100 €/m²/an en hausse de 3,50 %.

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New York, seconde place mondiale pour les loyers de bureaux. © Magiara

Bon à savoir

Chaque année, Knight Frank publie son Skycrapers Index qui compare la commercialisation des immeubles de grande hauteur de plus de 30 m. Des bâtiments étonnants pour leur architecture et leur prouesse technique ce qui autorisent des loyers supérieurs à ceux observés sur des immeubles plus conventionnels.

Londres, à 1 037 €/m²/an, première place européenne

Malgré le Brexit, la capitale britannique continue de s’imposer comme la ville la plus chère d’Europe. Les tours fleurissent dans la City. Les loyers demeurent stables à 1 037 €/m². Mais la place financière est talonnée par Sydney à 1 004 €/m² par an qui connait une progression de 3,40 % des valeurs locatives. Les autres places financières affichent des loyers nettement moins élevés tels Boston à 724 €/m²/an, Shanghaï à 628 €/m²/an en recul de 3,90 %, Singapour à 621 €/m²/an , Pékin à 620 €/m²/an, Chicago à 583 €/m²/an.

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Malgré le Brexit, les tours de bureaux se déploient de chaque côté de la Tamise. © Fotolia

Avec 550 €/m²/an, Paris est 12e au classement en attendant « l’effet Waouh »

Les tours parisiennes ont longtemps été cantonnées dans le secteur de La Défense, quartier d’affaires jugés comme monofonctionnel, minéral, déshumanisé et desservi par des transports en commun bondés. Ce qui explique sa 12 è position  en termes de loyers, à 550 €/m²/an, soit presque moitié moins cher que Londres. Une valeur locative dont les utilisateurs ne se plaignent pas si l’on en juge par la décision de Total de se regrouper sur les 120 000 m² de The Link, ni même celle des investisseurs la toute récente acquisition des 160 000 m² de Cœur Défense par Amundi pour 1,6 Mds €. Les uns comme les autres savent que le quartier va bouger avec de nombreux logements à venir mais aussi Eole (RER E) d’ici 2022 qui va relier La Défense à Saint-Lazare via la porte Maillot. Enfin, avec l’arrivée des tours Duo (13e), le Palais de Justice dans le 17e et la transformation de la tour Montparnasse »…  la vision des Français sur les tours évolue. Et les tours parisiennes pourraient alors susciter le cri émerveillé « Waouh » !  

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La modicité des loyers de la Défense ne rebute pas les investisseurs qui parient sur le long terme. © Djama

Il y a un réel changement du regard sur les tours. Elles constituent des alternatives aux grands campus tertiaires qui pâtissent de leur éloignement du cœur de l’agglomération et du manque de transports en commun. La tour offre la possibilité de développer de grandes surfaces en zone urbaine dense… Mais elles s’ouvrent aussi à la plurifonctionnalité, à la nature avec les terrasses et les jardins… »

Marc Henri Bladier, co-directeur du département Bureaux et de l’Atelier Knight Frank