Un premier semestre 2017 à la hausse pour le marché des bureaux franciliens

Un premier semestre 2017 à la hausse pour le marché des bureaux franciliens
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Avec 1,165 million de m² placés en 6 mois, le marché des bureaux en Île-de-France affiche une hausse de 4 %. Un bon résultat qui cache quelques disparités au sein de la région.

Les grandes surfaces tirent le marché des bureaux franciliens

Les chiffres donnés par Immostat viennent de tomber pour le premier semestre 2017 et s’avèrent sans grande surprise, confirmant un marché mature et solide dans une économie qui reprend des couleurs avec une hausse du PIB prévue à 1,6 % en 2017 contre 1,1 % en 2016. Le rebond des surfaces supérieures à 5 000 m² expliquent la bonne tenue du marché : elles totalisent 425 000 m² pour 28 transactions, soit une progression de 18 %. Le créneau des moyennes surfaces, comprises entre 1 000 et 5 000 m² reste également bien orienté, en hausse de 7 %. Au total, 1,165 million de m² placés ont été comptabilisés en 6 mois, affichant une hausse de 4 % pour le marché des bureaux en Île-de-France. Mais les différences géographiques restent notables :

  • Recul des commercialisations dans le QCA (- 11 %) et à la Défense (- 56 %).
  • Progression du Croissant Ouest (+ 51 %) et de la Première Couronne (+ 95 %).

Taux de vacance stable, mais très réduit à Paris

Le taux de vacance reste stable, à 6,6 % en moyenne mais plus faible sur Paris , à seulement 3,1 %. Cependant l’offre des bureaux en cours enregistre une forte progression et atteint 1 250 000 m² en Île-de-France, ce qui devait renouveler l’offre disponible au cours des prochains semestres.

Des investissements en retrait en attendant la concrétisation des grands deals

Les volumes investis en immobilier d’entreprise enregistrent un niveau modéré de 7 Mds € au premier semestre (- 40 % sur un an). Les taux de rendement « prime » restent stables dans le QCA ( 3,15 %) et dans le Croissant Ouest (3,65 %) mais ils s’effritent dans Paris hors QCA et en Première Couronne. Par ailleurs, les tensions sur le rendement de l’OAT à 10 ans, proche de 0,8 % début juillet sont encore trop modérées pour entrainer une réelle inflexion sur les taux immobiliers et contribuent encore à la bonne tenue du marché.

Sur le segment des bureaux franciliens, on recense plus de 50 transactions supérieures à 40 M€ en cours de négociation d’ici la fin de l’année. Les volumes investis en immobilier d’entreprise devraient se consolider à de très bons niveaux et franchir les 30 Mds€ en 2017 »

Laurent Boucher, Président de BNP Paribas Real Estate Advisory france.