Une bulle spéculative prête à éclater pour l’immobilier d’entreprise ?

Une bulle spéculative prête à éclater pour l’immobilier d’entreprise ?

Des valeurs vénales toujours plus fortes, des loyers en berne, une offre conséquente et un taux de vacance important... Tous les ingrédients d’une bulle spéculative explosive pour l'immobilier d'entreprise sont réunis. Bercy donne le signal d’alarme.

Les risques d'une bulle spéculative n'ont jamais été aussi forts

Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), cellule dépendant de Bercy et comprenant le Gouverneur de la Banque de France, le Ministre des Finances, le Président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), s’inquiète du risque d’explosion d’une bulle spéculative de l’immobilier d’entreprise et craint une correction significative.

L’immobilier d’entreprise pourrait être surévalué de 15 à 20 %, avec des chiffres proches de 30 % pour certains segments tels que les bureaux parisiens. Et la dégradation de la rentabilité locative pourrait mettre fin à un niveau élevé de la demande, aujourd’hui soutenue par la hausse des prix d’actifs et des perspectives de plus-value de cession ».

Haut Conseil de Stabilité Financière

L’immobilier d’entreprise en surchauffe...

La demande placée repart, les investisseurs affluent malgré une rentabilité qui s’effrite en bureaux ou en commerces et des valeurs vénales qui progressent. Le contexte plante la crainte d’une bulle qui peut exploser au vue de divers facteurs :

  • Des prix d’achat élevés : ils dépassent, en moyenne, ceux d’avant 2007 donc avant période de crise.
  • Des rendements locatifs peu attractifs : entre 3 et 3,75 % pour les beaux emplacements. Le rendement le mois performant des cinq grandes puissances économiques de la zone euro.
  • Une demande soutenu pour des actifs de qualité, l’afflux des capitaux et la baisse des taux d’intérêt qui contribuent à faire de l’immobilier d’entreprise une valeur refuge.
  • Un taux de vacance élevé en raison d’une offre obsolescente du parc des bureaux notamment, qui ne correspond plus à la demande. Ce qui peut générer une suroffre.

Bon à savoir

Le HSCF demande à ce que les acteurs détenteurs et acquéreurs mènent une évaluation prudente de la valorisation de ces actifs et s’assurent de leur capacité à faire face à des tensions sur les prix ou la liquidité de ces biens en cas de retournement du cycle.

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