Le bureau de demain vu par les futurs managers

Le bureau de demain vu par les futurs managers
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Le bureau classique est relégué au profit d’espaces innovants. Paris est largement plébiscité tout comme les bureaux verts. Voici comment les étudiants de l’Essec imaginent leurs bureaux.

Réalisée par la Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec, l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales,  l’enquête sur « Mon Bureau de Demain » a été réalisée en mai dernier auprès de 400 étudiants dont la grande majorité a déjà travaillé plus de trois mois dans un immeuble de bureaux. Plusieurs points forts en émergent qui permettent de dessiner le bureau de demain recherché par la génération Y et Z.

Le bureau physique plébiscité mais revisité

Le bureau classique d’administration passe aux oubliettes puisque seulement 13 % le recherchent. D’autres, (23 %) lorgnent sur des bureaux qui ressemblent davantage à un café ou une maison, un bureau high-tech (17 %).  Pour autant, l’opposé au bureau classique version « à la Google » et aux immenses open spaces ne remporte pas tous les suffrages : si 57 % penchent en leur faveur, notamment pour l’ambiance et les synergies, 43 % restent perplexes, voire plus...

  • 31 % émettent des réserves par rapport à la concentration, à la productivité, mais aussi aux rapports humains
  • 12 % portent un regard franchement négatif sur ces services
Mon Bureau de Demain - ESSEC
© Etude Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec

Des tiers-lieux à occuper occasionnellement

Coworking, bureau à temps partagé… On parle beaucoup de ces nouveaux espaces de travail. De fait, 70 % des sondés s’imaginent travailler dans un tiers-lieu à leur sortie d’école. Et lorsqu’on leur demande où ils souhaiteraient exercer en dehors de leur bureau, 41 % s’orientent pour des espaces lounge et les cafés, loin devant leur domicile (28%) ou les transports (11 %). En creusant un peu plus, l’étude pointe du doigt une certaine ambiguité. En effet, 29 % souhaitent y travailler régulièrement pour passer moins de temps dans les déplacements contre 51 % occasionnellement, les jugeant trop bruyants et limitant les interactions et la collaboration avec l’entreprise.

Mon Bureau de Demain - ESSEC
© Etude Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec

Paris emporte la mise sur le Royaume-Uni

L’Essec est implantée à Cergy-Pontoise, dans la banlieue Ouest de l’Île-de-France. Ce qui explique peut-être la prédominance de Paris intramuros comme lieu de travail. Avec une nuance toutefois pour les étudiants non originaires d’Île-de-France qui affichent leurs préférences à 48 % seulement pour la capitale, mais de quoi donner matière à réflexion à la capacité des entreprises installées en périphérie de capter des jeunes talents. Après Paris, c’est le Royaume-Uni (24 %) et les Etats-Unis (22 %) qui séduisent les étudiants. L’Asie reste une destination anecdotique : Singapour où l’Essec a ouvert un campus ne requiert que 2 %.

Mon Bureau de Demain - ESSEC
© Etude Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec

La génération Y votent à plus de 80 % pour des bureaux verts !

La végétalisation des terrasses et balcons d’immeubles d’habitation a fait son chemin et les futurs managers souhaitent très majoritairement (83 %) de la verdure sur leurs lieux de travail.

  • 61 % accordent de l’importance à la présence de toitures et de façades végétalisées
  • 60 % à la présence d’espaces verts individuels à entretenir par le salarié comme un potager

Bon à savoir

Les labels environnementaux sont assez méconnus des étudiants qui ne sont pas spécialement versés ni dans l’immobilier, ni dans le développement durable. Sans oublier que travailler dans un immeuble labellisé n’a qu’une incidence limitée sur le quotidien des personnes qui y travaillent.