Île-de-France : le marché locatif de bureaux ralentit au 1er trimestre

Île-de-France : le marché locatif de bureaux ralentit au 1er trimestre
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Le marché immobilier de la location de bureaux, en Île-de-France, peine à démarrer et contraste fortement avec la fin d’année 2014. Les grandes transactions font défaut mais les petites surfaces résistent notamment dans Paris.

Début d’année 2015 difficile pour le marché des bureaux, en Île-de-France, avec 373 000 m² loués ce qui tranche très nettement avec le 4e trimestre 2014 où la demande placée avait dépassé les 500 000 m², soit - 27 % par rapport au premier trimestre 2014 et - 26 % par rapport à la même période sur 10 ans.

L’absence de grandes transactions fait plonger le marché de bureaux

Les grands mouvements sont aux abonnés absents ce premier trimestre 2015. Une étude réalisée par Cushman & Wakefield fait état de :

  • 5 transactions de plus de 10 000 m² totalisant 74 200 m² contre 8 totalisant 175 700 m² l’an dernier à période comparable,
  • 13 transactions  supérieures à 4 000 m² ont été signées depuis le début de l’année totalisant 127 000 m² contre 19 l’an dernier à même époque pour un volume double en m².

Ce ralentissement des grandes surfaces reflète la lenteur des prises de décision des grandes entreprises. Elles semblent déterminées à attendre le moment le plus opportun pour obtenir le meilleur rendement qualité-prix afin de mieux maîtriser leurs coûts immobiliers tout en profitant de bureaux plus confortables ».

Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France

Les petites et moyennes surfaces se portent bien à Paris

A l’inverse du marché de la première couronne impactée par le manque de grandes transactions, le marché immobilier de bureaux à Paris intramuros et notamment le QCA tire bien son épingle du jeu avec 173 700 m² placés au 1er trimestre, soit + 6 % sur un an. Trois facteurs expliquent ce phénomène :

  1. Le dynamisme des petites et moyennes surfaces < 1 000 m² (+ 16 %).
  2. L’arrivée à échéance des baux signés lors du pic d’activité de 2006/2007.
  3. La demande d’entreprises de secteurs d’activité à forte valeur ajoutée (le luxe, la communication, les nouvelles technologies, le conseil…) déterminées pour certaines à réinvestir et à anticiper leur croissance future et à chercher des adresses et des bureaux de grand standing.

Bon à savoir

Dans Paris, les transactions de plus de 4 000 m² sont en repli. Au total seulement 23 500 m² au premier trimestre contre 54 200 m² un an auparavant.

Des loyers stables en Île-de-France

Dans Paris et dans l’Ouest parisien, selon les chiffres Immostat, les valeurs locatives semblent globalement stables au premier trimestre :

  • 740 €/m²/an dans du « prime » neuf, 540 €/m²/an dans de l’ancien dans le QCA.
  • 540€/m²/an  dans du neuf et 420 €/m²/an dans de l’ancien hors QCA.
  • 450 €/m²/an dans du neuf et 320 €m²/an dans le Croissant Ouest.

Dans l’ensemble, les loyers faciaux évoluent peu depuis plusieurs trimestres. En revanche, les mesures d’accompagnement se renforcent au début de cette année, de l’ordre de 21 % contre 15 % voici 3 ans ».

Richard Malle, directeur Research France , BNP Paribas Real Estate.